Request-to-Pay : vers une disruption des pratiques de paiement en 2022 ? 

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« Cashless » ou non, les moyens de paiement sont légion aujourd’hui, mais les tendances évoluent et tendent de plus en plus à valoriser les intermédiaires dématérialisés. Encore majoritaire au début des années 2010, le paiement en espèces décline sur l’ensemble des marchés nationaux. Une étude menée par McKinsey en 2020 révèle, de plus, que les entreprises toutes tailles confondues préfèrent les transactions en ligne aux autres intermédiaires, comme en physique ou au téléphone.

La montée en puissance des moyens de paiement numériques et le déclin progressif de l’espèce incitent les acteurs des moyens de paiement à développer de nouveaux services numériques. C’est le cas de l’Instant Payment, largement adopté en France, et également du Request-to-Pay. En quoi consiste-t-il et quelles opportunités présente-t-il pour les entreprises ?

Qu’entend-on par Request-to-Pay ?

Littéralement « demande de paiement », le RTP constitue une petite révolution dans les processus de paiement des professionnels et institutions. Aujourd’hui, pour payer un fournisseur par exemple, une entreprise doit entrer ses coordonnées bancaires dans le référentiel tiers, établir la facture, préparer le paiement et le valider. Avec le Request-to-Pay, l’initiative du paiement revient au « payé » : par l’intermédiaire d’une solution SaaS (Software-as-a-Service), il formule sa « demande de paiement » au payeur. Ce dernier doit alors simplement la valider pour que la transaction soit effectuée.

Encore en développement et prévu pour un déploiement en 2022, le Request-to-Pay est appelé à grandement impacter l’architecture des moyens de paiement.

Le RTP comme transformation des processus de paiement

Ce service s’inscrit dans une volonté de simplification : l’European Payments Council détaille ainsi son « Rulebook » ainsi qu’une boîte à outil et un guide de mise en œuvre à destination des entreprises et institutions.

Logiquement, le fonctionnement du Request to Pay se veut simple :

  1.     Le payé vend des biens et services au payeur ;
  2.     Le payé entre les informations du payeur (montant, etc.) dans le service RTP et valide la demande ;
  3.     Le payeur reçoit une notification de RTP ;
  4.     Le payeur s’identifie auprès de sa banque, vérifie la demande et déclenche le paiement ;
  5.     Le payé est notifié de l’acceptation ;
  6.     La banque réalise un virement instantané.

Plus qu’une simple inversion de la logique actuelle des processus de paiement, le RTP transforme et aplanit la relation entre l’entreprise et ses tiers. Le service de messagerie intégré permet en effet une relation directe entre les deux parties, lesquelles disposent d’une pleine visibilité sur chaque demande de paiement.

Forcément, cela présente des opportunités intéressantes pour les professionnels.

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Request-to-Pay : quels avantages pour les entreprises ?

La relation entre le payeur et le payé est simplifiée, on le disait grâce au service de messagerie, qui offre un canal dédié. Cela va même plus loin : la communication se fait sur la base des demandes de paiement formulés par le payé. De ce fait, les deux parties retrouvent immédiatement les transactions concernées, par exemple si des informations supplémentaires sont requises.

Le Request-to-Pay donne donc aux entreprises une plus grande visibilité sur les processus de paiement ; et, consécutivement, une meilleure maîtrise et gestion :

  •       Des dépenses : le payeur profite d’options de flexibilité intégrées au service, permettant par exemple de payer ou avec un délai. Pour le payé, les coûts relatifs à la facturation et au paiement diminuent.
  •       Des risques : puisque le payeur doit valider le RTP, il a également la possibilité de le refuser, par exemple en cas de défaut de provision et même d’erreurs de virement. Le payé, quant à lui, est garanti de recevoir son paiement via ce système sécurisé, et peut ainsi se prémunir des impayés.

Ainsi, en même temps qu’il simplifie, le Request-to-Pay offre un plus grand contrôle sur les processus de paiement des entreprises. Cette meilleure maîtrise se traduit consécutivement par une plus grande efficacité dans la lutte contre la fraude au virement.

Request-to-Pay et lutte contre la fraude : quel lien ?

Etant donné qu’il est nécessaire pour l’entreprise de valider le Request-to-Pay après notification, celle-ci a la possibilité de mener tous les contrôles nécessaires afin de se protéger des tentatives de fraude.

Prometteur, le RTP demandera toutefois un temps d’adaptation après son déploiement programmé en 2022. Les bénéficiaires sont effectivement attachés à leurs moyens de paiement, et la mise en œuvre d’un tel service devra se faire avec leur consentement. Dans l’intervalle, pour vous assurer de toujours payer vos tiers sur le bon compte bancaire, des solutions anti-fraude et de sécurisation des paiements existent, comme Trustpair. Cette plateforme SaaS assure un contrôle automatique du couple identifiant d’entreprise et compte bancaire des tiers, afin de garantir aux équipes de travailler avec des données fiables et correctes. Pour renforcer davantage la sécurité, la solution audit en continu votre référentiel tiers et vous notifie en cas d’anomalies ou d’erreurs présentes dans votre base.Toute nouvelle entrée ou modification de données tiers au sein de votre base font ainsi l’objet d’un contrôle automatique. Ce faisant, vous protégez votre entreprise des risques de fraude au virement et sécurisez vos processus de contrôle tiers de A à Z, de l’onboarding jusqu’au paiement. 

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