Ressources pour les Directions Financières

Les experts Trustpair mettent à disposition des ressources gratuites pour les équipes Finance afin d’y découvrir les meilleures pratiques du marché et des avis d’experts.

Trustpair accompagne les trésoriers dans leurs enjeux de lutte contre la fraude au virement. Face à cette explosion des risques, les trésoriers jouent un rôle clé dans cette lutte de chaque instant ! C’est en s’appropriant les codes de cet environnement hostile, et 
En 2021, 95% des entreprises ont subi au moins 1 attaque de fraude à caractère financier. A travers cette étude menée par Accenture, SAP et Trustpair, en collaboration avec Option Finance et l’institut Spoking Polls, découvrez 

Le trésorier face au monde d'après : déjouer la fraude en 2022

Trustpair accompagne les trésoriers dans leurs enjeux de lutte contre la fraude au virement. Face à cette explosion des risques, les trésoriers jouent un rôle clé dans cette lutte de chaque instant ! C’est en s’appropriant les codes de cet environnement hostile, et 
Trustpair et Altares dévoilent en un guide pratique inédit pour accompagner les Directions financières dans leur stratégie de Data Management. Dans ce contexte, les entreprises se doivent de définir et de mettre en œuvre une stratégie claire de 
 

Trutspair, Accenture et Option Finance dévoilent une Etude Fraude 2021 afin de comprendre comme se positionnent les Directions Financières face aux risques de fraude au virement en 2021. L’étude révèle que la lutte contre la fraude est un sujet important pour 89% des DAF. Si ils sont 79% à inscrire la fraude

Alors que les entreprises se tournent de plus en plus vers la digitalisation, la fonction comptable n’est pas en reste. En effet, l’automatisation des tâches devient un enjeu majeur pour cette fonction au coeur de la Direction financière. Elle se présente

Seul 1% des entreprises estiment avoir une maîtrise « optimisée » des enjeux liés aux tiers. Pourtant, chaque entreprise est tenue de respecter les réglementations françaises et internationales en vigueur pour assurer la conformité de son activité. La maîtrise des risques liés aux tiers représente donc un enjeu central, dont le non-respect peut nuire à la réputation de l’entreprise, mais

86 % des entreprises estiment que la digitalisation est un enjeu de taille pour la fonction Finance. À l’heure où la maîtrise des big data est devenue primordiale, la digitalisation est quant à elle un facteur essentiel pour améliorer la performance des entreprises. La fonction DAF doit dès à présent repenser la structure de ses organisations et apprendre à maitriser les outils digitaux

26% des entreprises françaises ont été victimes d’une fraude avérée en 2018La fraude n’arrive pas qu’aux autres. Et elles sont de plus en plus technologiques. Certains individus (et aujourd’hui des organisations criminelles) sont capables d’exploiter les failles de votre entreprise. Face à eux, les contrôles manuels mis en place peinent à détecter ces tentatives de fraude.

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AFTE-2022-Trésorier-Fraude
Trésorier, pièce maîtresse de la lutte contre la fraude – Retour AFTE 2022

Suite aux Journées de l’AFTE 2022, les 15 et 16 novembre, Trustpair vous propose de revenir sur certaines conférences de ces journées dans une série de 3 articles. Dans ce compte-rendu, nous nous intéressons aux questions de sensibilité et de maturité en matière de fraude.

Trésorier, pièce maîtresse de la lutte contre la fraude

Lors d’une enquête de 2016 menée par la DFCG sur les fraudes subies par les entreprises, celle-ci avait été déjouée à 53% par une initiative humaine, à 28% grâce à des procédures internes et 19% grâce à dispositifs technologique. En comparaison, la DFCG présentait en 2021 80% pour les réactions humaines, 48% par les procédures internes et 47% pour les dispositifs techniques et sécurité IT.

  • Les outils ne sont pas l’alpha et l’omega de la lutte contre la fraude, l’homme et les process demeurent les éléments clé.
  • Le trésorier en tant que partie prenante clé dans la conception et la mise en place des process de lutte contre la fraude – Pas une simple vigie ou utilisateur des process
  • L’impérieuse nécessité de sensibilisation et de formation

Étaient présent lors de la conférence :

Le nombre de fraude s’est-il réellement accru ? Les fraudes sont-elles plus sophistiquées qu’avant ?

“Il faut définir la fraude, qui est un terme très large : externe ou interne.” – Baptiste Collot, Trustpair

Il est intéressant de constater que sur les persona Finance et Trésorerie, on parle davantage de la fraude au paiement qui inclue une usurpation d’identité. Les fraudeurs ont embrassé la digitalisation bien avant les Directions financières. Nous sommes passés à une fraude qui est complètement digitalisée. Dans le cadre d’une fraude au faux virement par exemple, dans 80% des cas une cyberattaque est impliquée. Il y a une massification de la fraude mais elle est également plus complexe à identifier.

“Les fraudeurs se battent avec des moyens précis et sournois, et en face les trésoriers ont du mal à contrôler l’information. La fraude au faux fournisseur coûte 20 milliards d’euros par an.” – Baptiste Collot, Trustpair

Les risques de fraude et cyber sont-ils si différents ?

“Les modes opératoires entre une fraude et une cyberattaque sont globalement les mêmes.” – Vincent Loriot, ANSSI

La période Covid a contribué à créer un lien de plus en plus flou entre moyens informationnels professionnel et personnel, et donc contribué à baisser la garde. On parlait alors de fraude à l’identité, que l’on voyait énormément.

Le CPF illustre bien la fraude par usurpation d’identité, c’est un exemple très concret du mode opératoire de cette fraude. L’ANSSI a d’ailleurs travaillé sur des mécanismes de prestation qualifiés de vérification à distance. C’est une tendance de fonds. La cybercriminalité s’est multipliée par 4 depuis 2020. Depuis, la croissance continue, est représente un Retour sur Investissement (ROI) fort pour les cybercriminels. De plus, on constate une hausse des attaques aux chaînes de sous-traitances, afin de passer par un fournisseur fragile pour atteindre quelqu’un de mieux protégé.

“On ne peut pas dissocier la fraude et la cybersécurité.” – Vincent Loriot, ANSSI

Votre groupe a subi plusieurs tentatives, quel est votre constat ? La lutte ne passe-t-elle que par les outils ?

“On est attaqué régulièrement mais ce n’est pas nouveau.” – Benoit Rousseau, Groupe BEL

La fraude au président a tendance à disparaître, car les grands groupes ont des processus très centralisés. Toutefois, ce type de fraude peut encore exister, mais on observe une forte diminution dans les grands groupes.

Inversement, il y a une une explosion des tentatives de fraude sur les paiements fournisseurs. En une année, Benoit Rousseau constate pour la première des fraudes avérées alors qu’il y a beaucoup de procédures et de formations en place. Les fraudeurs ont des méthodologies de plus en plus abouties, avec une connaissance parfaite de l’organisation : de vrais noms, des vraies factures… mais tout est faux, et il faut savoir rester vigilants.

Benoit Rousseau ajoute qu’il ne faut pas sous-estimer les autres fraudes qui perdurent, comme la tentative d’intrusion interne dans le cadre de recrutement intérimaire.

“On a été à deux doigts d’embaucher quelqu’un, qui s’était révélé être affilié à des organisations mafieuses pour récolter de l’information dans les grands groupes.” – Benoit Rousseau, Groupe BEL

“Lorsqu’ils organisent des formations, souvent les clients replacent la sécurité numérique dans un contexte de sécurité globale.” – Marie Moin, EPITA

Selon Benoit Rousseau, une solution serait de rendre le e-learning fraude obligatoire dans les parcours d’intégrations à la fonction Finance, Achat, ou encore SI. “Ce dont on s’aperçoit, c’est que souvent les procédures ne sont pas bien comprises par les utilisateurs. Il faut retravailler les procédures pour qu’elles soient mieux comprises. On arrive à la limite de l’humain et le Big Data doit nous aider à aller plus loin.”

Comment se positionne le Trésorier dans l’écosystème, et comment partage-t-il les responsabilités ?

“Cela fait 5 ans qu’on existe et qu’on est à l’AFTE, et on constate un vrai changement de position pour le Trésorier qui se situe en bout de chaîne.”- Baptiste Collot, Trustpair

Le Trésorier hérite d’une donnée dont il n’a pas la maîtrise. Il a un rôle de prescripteur qui le rend responsable de la sécurité des paiements. En d’autres termes, il est le principal bénéficiaire, mais pas le principal utilisateur. La finalité en terme de responsabilité est bien chez le Directeur Financier qui est comptable de ce point-là. On observe des projets menés par des équipes transverses qui doivent être embrassées par différentes équipes. C’est une vraie évolution du rôle de Trésorier, qui se place comme prescripteur dans la lutte contre la fraude.

“Lorsqu’on essaye de lancer un tel projet, on a du mal à trouver un responsable de la lutte contre la fraude : achat, cyber, contrôle interne, Trésorier. Le Trésorier se retrouve fédérateur de tous ces départements.” – Benoit Rousseau, Groupe BEL

La fraude et le cyber dépassent-ils le RSSI ?

“L’impact de la menace est bien réel sur la santé de l’entreprise et sur les résultats financiers, donc la Direction générale et métier y contribuent.” – Vincent Loriot, ANSSI

Il faut dé-siloter pour intégrer la gestion du risque cyber dans la gestion du risque d’entreprise : financier, réputationnel, juridique. L’ensemble des acteurs de l’organisation doivent être des parties prenantes.

Marie Moin précise que les Trésoriers et autres services s’intéressent au sujet, et viennent solliciter des services de sécurité numérique. La formation à la cybersécurité permet elle aussi de sécuriser son entreprise contre la fraude.

Quel est le degré de maturité de la prise en main de ces process au sein de ces entreprises ? Quelle sensibilité des parties prenantes ?

Tout ce qui est dit ici illustre la nécessité de former et proposer des sensibilisations à l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise” ajoute Marie Moin. Chacun a besoin d’une compétence pour sécuriser l’activité globale de l’entreprise, mais aussi l’adaptée à son activité professionnelle.

Sur ce point, Benoit Rousseau confirme que les rappels réguliers sont les plus durs à mettre en place dans l’entreprise.

“La maturité des entreprises grandit, les produits sont lents mais la législation a fait beaucoup pour favoriser la sécurisation.” – Marie Moin, EPITA

“Toutes les fraudes qu’on a eues viennent de la part de boîtes mails de fournisseurs qui se sont faites hackées. Les fournisseurs sont clés dans les processus de sécurisation de leur entreprise.” – Benoit Rousseau, Groupe BEL

Le besoin de formation est global. Il faut appuyer les dispositifs sur des lettres de missions qui viennent du Top Management pour que ça ne soit pas uniquement dû à des initiatives individuelles.

“Le cadre législatif a fait évoluer les choses et les mentalités.” – Vincent Loriot, ANSSI

Pour terminer, chez BEL, Benoit Rousseau explique qu’il est souvent dit que le cash, la sécurité et la fraude est l’affaire de tous. “On essaye vraiment aujourd’hui de former nos populations à la fraude et au risque de fraude, et de faire vivre les formations de telles manières à ce qu’elles ne soient pas uniquement une procédure dans un répertoire. On a fait beaucoup en termes de procédures, d’e-learning. N’oubliez pas qu’une fois la fraude avérée il y a aussi des procédures pour récupérer les fonds”. L’humain ne suffit plus, et faire appel à la data aide à réduire la probabilité de ces opérations soient de plus en plus fréquentes.

Pour conclure :

L’humain reste de la clé de voûte du système. Il faut transformer ce maillon faible en maillon fort, ce qui implique de la sensibilisation et de la formation. Les procédures et les outils ne suffisent pas mais sont devenus incontournables. Les outils deviennent cruciaux et le Big Data permet à ce maillon faible d’être plus efficace.


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AFTE-2022-Trésorier-Super-Hero
Fatigués d’être des super-héros ? – Retour AFTE 2022

Suite aux Journées de l’AFTE 2022, les 15 et 16 novembre, Trustpair vous propose de revenir sur certaines conférences de ces journées dans une série de 3 articles. Dans ce compte-rendu, nous nous intéressons à la manière dont le Trésorier est confronté au stress à travers le témoignage de deux professionnels, et aux bonnes pratiques pour faire face à cette pression.

Fatigués d’être des super-héros ?

La position de Trésorier n’est pas si éloignée de celle d’un super-héros. En effet, le Trésorier doit : gérer des imprévus, intervenir dans des situations complexes, prendre des coups, résister à la pression… Comment le Trésorier est-il soumis au stress et comment le gère-t-il ? C’est ce que nous allons voir à travers ce compte-rendu.

Étaient présents lors de la conférence :

Témoignage d’Odile Brandstetter

Situation initiale et origine du stress

Odile Brandstetter est Vice Président Treasury de la société Majorel, leader international de gestion de la relation client. La société est créée en 2019 suite à un partenariat entre les groupes Bertelsmann et Saham. A ce jour, Majorel est présent dans 44 pays, compte 78.000 collaborateurs et est coté en bourse.

Odile Brandstetter et ses équipes ont été confrontées à plusieurs situations complexes dont notamment le carve-out rapide de l’organisation des actionnaires en contexte de covid, l’introduction en bourse, la déclaration de la guerre en Ukraine, mais aussi un projet de fusion avec une entreprise qui a eu pour conséquence de perturber l’activité.

L’accumulation de l’ensemble de ses paramètres a représenté un exercice de résistance au stress au sein du service.

Relation au sein de l’équipe

Lorsque Majorel a initié le travail préparatoire à la fusion avec l’autre groupe, des objectifs de synergies ont été annoncés dans la presse. En d’autres termes, se posait la question des doublons avec l’équipe Trésorerie du groupe avec lequel nous devions fusionner.

Face à la situation, Odile Brandstetter a fait le choix de la transparence et du partage avec son équipe pour limiter au mieux le niveau de stress associé.

  1. Etre la plus authentique possible

“J’ai choisi de leur dire qu’il y avait une incertitude et qu’on ne savait pas combien de temps elle allait durer, et que nous devions donc nous concentrer sur ce que nous savions faire, comme la poursuite de nos projets, tels que la mise en place de notre TMS, ou la gestion de la stratégie de change.” – Odile Brandstetter, Majorel

 

  1. Partager les émotions

Il est essentiel de travailler sur l’esprit d’équipe et permettre à chacun de s’exprimer sur la situation.

“De mon côté je suis partagée entre enthousiasme et questionnement par rapport à l’incertitude. Et vous, comment vous sentez-vous par rapport à ça ? Voici ce que j’ai demandé à mon équipe.” – Odile Brandstetter, Majorel

Gestion du stress et partage de bonnes pratiques

Face à cette situation complexe et source de pression, Odile Brandstetter a pris conscience du danger et des conséquences que le stress peut avoir au quotidien, tant dans la vie professionnelle que personnelle.

Dans ce genre de situation, il ne faut pas se laisser submerger par le stress. Le travail et le management ne doivent pas déteindre sur la vie personnelle, et il est primordial de faire la part des choses entre ce qui compte vraiment ou non.

“Je me force à prendre conscience des signaux faibles pour vite me rendre compte de mon niveau de stress. Il faut savoir prendre du recul et remettre les choses en perspective afin de réussir à se détendre et continuer de porter les bons messages auprès des équipes.” – Odile Brandstetter, Majorel

Témoignage de Mickaël Djafarpour

Situation initiale et origine du stress

Mickaël Djafarpour est Directeur du financement, de la trésorerie et du credit management chez Andros. Andros est une entreprise française de l’industrie agro-alimentaire, spécialisée dans la transformation de fruits et de laitage. L’entreprise compte aujourd’hui 33 filiales et plus de 9.000 collaborateurs.

Dernièrement, l’entreprise a eu pour objectif de mettre en place une stratégie générale afin de cashpuller les pays européens, à savoir une trentaine de filiales en 1 an.

Le scope initial du service Trésorerie a donc grossi, tout comme l’équipe mais qui reste malgré tout à “taille humaine”.

“Faire 6 acquisitions en 1 an sont des sujets intéressants et challengeant, mais tout de même sources de stress.” – Mickaël Djafarpour, Andros

Relation au sein de l’équipe

Afin de ne pas laisser la pression s’installer au sein de son équipe, Mickaël Djafarpour a mis en place des dispositifs pour assurer un bon équilibre vie pro / vie perso au sein de son équipe.

“Le manager garde le mauvais rôle : c’est à moi de faire passer et de remonter les messages de l’équipe. Il faut garder le niveau de stress au niveau du management.” – Mickaël Djafarpour, Andros

Il est important de laisser de l’ownership à chacun, et de s’assurer que tout le monde puisse partager son point de vue. Favoriser un environnement de travail sain ne doit pas être négligé, et organiser des activités de groupes, comme des formations ou des team-building sont une solution pour y parvenir.

Gestion du stress et partage de bonnes pratiques

Les relations toxiques sont une réalité, et influencent véritablement l’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle. Il faut accepter que l’on ne puisse pas travailler avec tout le monde, étant donné que nous avons tous des caractères et des visions différentes. La première étape pour améliorer sa situation est d’admettre que l’on est sous pression et d’identifier la source.

“La gestion du stress nécessite de trouver un juste-milieu et d’entretenir une balance saine entre vie pro / perso.” – Mickaël Djafarpour, Andros

Reconnaître les différents niveaux de stress

Lorsqu’on parle de stress, trois niveaux peuvent être identifiés :

  • Le stress positif : zone de réalisation, de satisfaction et de stimulation
  • L’absence de stress : manque de stimulation
  • L’excès de stress : fatigue, dépression, ou dans certains cas un burn out

Le métier de Trésorier couvre un scope de missions extrêmement large, et gérer les imprévus ou des situations complexes est une réalité. La transformation de l’imprévu est bien réelle et peut très souvent être source de stress pour les équipes.

“L’objectif de chacun est de connaître ses limites. Nous n’avons pas les mêmes besoins, la même perception ou le même ressenti.” – Carole Deschandol, Yumany

Pour conclure : comment prendre conscience du stress et comment y remédier ?

“Il faut savoir prendre conscience des différents signaux faibles, propres à chacun, qui vous alertent et vous permettent de prendre conscience de votre stress.” – Carole Deschandol, Yumany

On parle alors de signaux :

  • Émotionnels : vos émotions s’intensifient,
  • Physiologiques : mal au ventre, difficulté à s’endormir…
  • Cognitifs : difficulté à se concentrer par exemple,
  • Comportementaux : se renfermer sur soi-même ou au contraire être plus agité.

Plusieurs éléments de résolution peuvent être mis en place pour vous aider à gérer le stress. Carole Deschandol met notamment l’accent sur trois pistes :

  • Mettre en oeuvre la conscience de soi
  • Faire appel à un coaching professionnel, souvent encadré par l’entreprise
  • Faire un travail thérapeutique, hors du cadre professionnel.

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AFTE-2022-DeFI
OK AFTE ai-je encore besoin d’un banquier ? – Retour AFTE 2022

Suite aux Journées de l’AFTE 2022, les 15 et 16 novembre, Trustpair vous propose de revenir sur certaines conférences de ces journées dans une série de 3 articles. Dans ce compte-rendu, nous nous intéressons aux évolutions des marchés financiers et des missions du Trésoriers face à la Finance Décentralisée.

OK AFTE ai-je encore besoin d’un banquier ?

Quels sont les risques auxquels le Trésoriers fait face ? Un monde sans banquier est-il possible ? Où en sont les banques aujourd’hui en matière d’innovation ? Blockchain et Finance Décentralisée (DeFi), où en sommes-nous ? Autant de questions qui ont été traitées lors de ces échanges.

Étaient présent lors de la conférence :

DeFi, de quoi parle-t-on ?

La Finance Décentralisée (DeFi) est un écosystème d’application qui sont complémentaires à ce qui est proposé par le secteur bancaire et financier. Les services banquiers sont diffusés via la Blockchain, et cette dernière fait d’ailleurs l’objet d’une installation et d’une utilisation exponentielle ces dernières années.

De manière générale, on compte près de 190 milliards d’actifs placés sous gestion.

La DeFi représente une proposition valeur intéressante pour les différents acteurs financiers à travers le monde. Trois grands avantages se dégagent :

  • L’inclusion financière : un enjeu important dans certains territoires comme l’Afrique, où les relations avec les banquiers sont complexes, les frais élevés, et où la monnaie fluctue ;
  • La transparence des opérations réalisées ;
  • L’opérabilité, étant donné que les opérations de DeFi se branchent à plusieurs protocoles.

Hugo Bordet souligne que la DeFi peut concerner plusieurs cas d’usage.

Premier cas d’usage – Decentralized Exchange

Permet d’échanger des actifs sans passer par un acteur décentralisé. En d’autres termes, un Trésorier d’entreprise peut devenir Liquidity Provider pour gérer la stratégie d’entreprise par exemple.

Deuxième cas d’usage – Leading Boring

Signifie faire des emprunts via des crypto-actifs et de pair à pair. Dans ce cas d’usage, il n’y a pas de profit client réalisé, donc d’emprunt de collatéral, ce qui permet d’apporter de la liquidité et de toucher des crypto-actifs.

Troisième cas d’usage – Staking

Valider des transactions sur des Blockchains sans être propriétaire d’un noeud. Il existe des poules de staking pour toucher des rendements sur les différents réseaux.

Les enjeux réglementaires autour de la DeFi

En Europe, la DeFi fait l’objet d’un cadre légal réglementé. On retrouve par exemple l’AML Package ou le Digital Finance Package.

La DeFi nécessite de revoir les paradigmes admis, donc centralisés, car elle est cross border avec des contributeurs répartis à travers le monde.

“La DeFi fait émerger de nouveaux risques auxquels le Trésorier de demain devra s’intéresser. C’est une révolution technologique et financière qui va finir par s’imposer d’elle-même.” – Hugo Bordet, Adan

Autre que l’Europe, comment se positionnent les autres pays ?

Aux Etats-Unis par exemple, il y a un souhait d’initier une réglementation concernant la DeFi, afin de booster en parallèle la compétitivité du pays.

“La Defi est un marché presque exclusivement en dollars, donc les Etats-Unis sont bien positionnés pour développer cette activité sans trop de contraintes.” – Isabelle Martz, Société Générale

“La DeFi, c’est la conquête de l’ouest”

Il faut que la réglementation aille dans les sens de la technologie et de l’innovation, et l’Europe va devoir s’adapter à ce challenge international.

Thibaut Ilhe, L’Oréal, souligne que les banques sont toujours des acteurs incontournables de la finance, mais depuis l’apparition des crypto-monnaies, une question se pose : si demain les clients demandent d’accepter la crypto comme moyen de paiement, comment fait-on ?

  • Comment obtenir des crypto ?
  • Doit-on se brancher sur une plateforme de crypto exchange ?
  • Comment créer des wallets pour y loger les crypto-actifs de manière sécurisée, via la blockchain ?

“Opérer dans web3 nécessite des crypto-monnaies. Une fois qu’on à la crypto, des questions se posent : quels risques, quels usages, comment les convertir ?” – Thibaut Ilhe, L’Oréal

La crypto-monnaie doit être appréhendée sur plusieurs niveaux :

  • Au niveau technique : les wallets sont au coeurs du sujet web3. C’est la plupart du temps des outils prévus pour le B2C, donc ce n’est pas évident de les utiliser d’un point de vue corporate. Cela nécessite d’échanger avec des acteurs FintTech pour l’adapter leur produit à ses besoins.
  • Au niveau architecture : les modèles évoluent vite. On ne considère pas la crypto-monnaie comme un objet spéculatif.

“La réglementation n’est pas un ennemi de la technologie.”

“On rentre dans une période de maturité où les acteurs veulent se mettre en conformité.” – Hugo Bordet, Adan

“Le frein n’est pas technologique, mais réglementaire. C’est un marché de pair à pair dans lequel tout le monde peut rentrer.” – Isabelle Martz, Société Générale

Le marché de la crypto-monnaie ne représente actuellement qu’une petite part du marché financier global. En moyenne, on compte 55 milliards de dollars de crypto-actifs. Pour autant, il est tout de même confronté à certains risques :

  • Liés aux investisseurs : marché risqué du point de vue du banquier,
  • Légaux, car les pratiques du marché ne sont pas toutes encadrées,
  • Liés à la dépose d’actifs, pouvant conduire à une sur-colatéralisation.

“Quand on a une sortie massive d’actif (actif qui chute, manque de confiance sur un actif), une spirale infernale se créée. Il n’y a pas de hiérarchie de créanciers, et on ne peut pas arrêter le système. Il faut instaurer des règles.” – Isabelle Martz, Société Générale

Pour conclure : “La Defi va arriver doucement mais sûrement.”

Bien qu’avoir recours à un banquier n’est pas prêt d’être obsolète, le marché et les pratiques évoluent à vue d’oeil.

Le marché pourrait tendre vers la Defi permissionnée. En d’autres termes, donner des permissions afin de réguler les acteurs du marché, et de revoir le cadre légal.

De plus, on observe un movement de tokenisation des marchés financiers. Sur la Blockchain, un token est un actif digital, qui de nos jour peut venir remplacer un titre financier.

“La digitalisation des marchés financiers va potentiellement toucher les marchés classiques. Avec les token, tout est plus rapide : négociation, échange… C’est une révolution sur le marché car il prévient du risque de change par exemple, permettant de faire des économies énormes.” – Isabelle Martz, Société Générale

“La réglementation est un incontournable, devant la sécurité. D’un point de vue adoption mass market, l’enjeu est de faciliter l’accès aux wallets. L’adoption sera simplifiée.” – Thibaut Ilhe, L’Oréal


Cet article vous a intéressé ? Découvrez d’autres comptes rendus des conférences de l’AFTE 2022 sur notre blog :

Livre Blanc Trustpair x ALtares - Data Management : le remède contre la fraude au virement
Data Management : le remède contre la fraude au virement

Trustpair et Altares dévoilent en un guide pratique inédit pour accompagner les Directions financières dans leur stratégie de Data Management.

Le taux de croissance annuel moyen de ce volume de données devrait être de 26 % jusqu’en 2024. Ce sont les données professionnelles, c’est-à-dire les données embarquées et de productivité, qui devraient connaître le taux de croissance annuel moyen le plus élevé d’ici 2024 (+40,3%). Dans ce contexte, les entreprises se doivent de définir et de mettre en œuvre une stratégie claire de Data Management. Le Data Management (ou gestion des données) regroupe l’ensemble des processus, outils et méthodologies permettant de collecter, qualifier, stocker, utiliser et sécuriser les données au sein d’une organisation.

Une stratégie performante de Data Management est synonyme de prises de décisions plus éclairées, d’une capacité accrue à optimiser les coûts et mettre sur le marché des produits innovants… Bref, sans gestion des données bien pensée, pas de gain de productivité, ni de réactivité, ni de progression du chiffre d’affaires.

Découvrez)en plus à travers notre livre blanc.

Nouveau call-to-action

replay-trustpair-Altares-webinar-Data-Management
Data Management : le seul remède à la fraude au virement ?

Véritable organisme vivant, les données relatives aux tiers évoluent et se dégradent dans le temps. Si l’on ajoute à cela le niveau de risque et de sensibilité élevée de ces données, assurer leur fiabilité devient un enjeu stratégique pour les entreprises. Lors de ce webinar Data Management, nos invités d’honneur Frédéric Paresy et Michael Lisch, Ingénieurs Avant-Vente chez Altares, interviennent au côté de Baptiste Collot, Président Trustpair afin d’échanger autour des sujets Data Management, Smart Data et lutte contre la fraude.

Avec l’essoufflement du modèle Big Data et l’émergence des nouvelles technologies, les données intelligentes, ou Smart Data, ont désormais une place de choix en entreprise. Elles n’ont plus d’autre choix que de changer leur modèle de management pour assurer la qualité de leurs données tiers tout au long de la relation d’affaires et ainsi sécuriser chaque étape de leur processus Procure-to-Pay.

Au programme du Webinar Data Management

    • En quoi consiste le Data Management pour les Directions financières?
    • Comment s’assurer de travailler avec des données tiers fiables ?
    • Quelles sont les grandes étapes pour réussir un onboarding fournisseur ?
    • En quoi une bonne gestion des données protège-t-elle des risques de fraude ?

Si vous êtes intéressé.e par ces thématiques, regardez le webinar Data Management en replay.

Replay Webinar Trustpair x Altares - Data Management

podcast e-Attestions.com & Trustpair - conformité lutte fraude
Allier conformité et lutte contre la fraude

Podcast proposé par e-Attestations.com : dans cet épisode, Baptiste Collot et Emmanuel Poidevin – CEO de e-Attestations.com – échangent sur la conformité, lutte contre la fraude au virement et plus particulièrement sur la maitrise des données fournisseurs.

e-Attestations part EN LIVE avec Baptiste Collot co-fondateur et CEO de Trustpair , la solution de référence pour lutter contre la fraude au virement en entreprise.

Dans cet épisode, Baptiste Collot et Emmanuel Poidevin échangent sur la conformité, lutte fraude au virement et plus particulièrement sur la maitrise des données fournisseurs. Les fraudes au virement se sont professionnalisées. Elles se sont massifiés et la finalité est toujours la même : l’usurpation d’identité. Les attaques sont récurrentes, les occurrences connues. Il ne s’agit plus uniquement de gérer le risque mais de le couvrir.

  • Comment sécuriser la chaine opérationnelle au quotidien ?
  • Comment maitriser la qualité de ses données ?
  • Comment couvrir l’ensemble des processus de création, modification et paiement de ses fournisseurs ?
  • Comment allier conformité et lutte contre la fraude ?

Cette problématique concerne aussi bien les grands comptes que les PME ou ETI. Bonne écoute.

Podcast Fraudologie - Fraude au virement - Sécuriser ses IBAN
Sécuriser ses IBAN avec Trustpair

Podcast proposé par FRAUDOLOGI€ : Qu’est-ce que la fraude au virement ? Quelles sont les solutions pour s’en protéger ? Comment sécuriser ses IBAN ? Pour vous apporter des réponses, Denis Pénot donne la parole à Baptiste COLLOT, Président de Trustpair.

Baptiste Collot est le premier expert auquel je fais appel pour enrichir notre vision de la lutte contre la fraude. Il a fondé en 2017 la société Trustpair après avoir travaillé dans un grand groupe français où il a été confronté aux difficultés pour gérer une donnée fondamentale dans la vie d’une entreprise : l’IBAN.

Podcast Forecast - comprendre la fraude au virement
Comprendre la fraude au virement

Podcast proposé par FORCAST : Comprendre la fraude au virement  est une chose, mais savez-vous comment protéger votre entreprise ? Afin de bien aborder le sujet, Jean-François Galeo donne la parole à Baptiste COLLOT, Président de Trustpair.

Usurpation d’identité, hacking, fraude interne, ingénierie sociale… En 2018, 70% des directions financières se sont dits victimes de tentatives de fraudes au virement. Elles n’étaient que 30% en 2009 !

Dans ce nouvel épisode de Forecast – Podcast, « le podcast qui met la lumière sur le monde de la trésorerie d’entreprise », Baptiste Collot, Président et co fondateur de la société Trustpair, nous parle d’un sujet dont il est expert : la fraude. L’objectif est simple : comprendre la fraude au virement.

  • Qu’est-ce qu’une fraude ?
  • Comment les fraudeurs opèrent ?
  • Comment anticiper et limiter le risque de fraude ?